Il laisse
les matières s'évaporer, se dissoudre, se calciner, ou caraméliser ...
Parfois la
peinture saigne : c'est alors le paysage intérieur d'une blessure mentale. Humeur
noire du goudron (la mélancolie ?) mêlée au sang, - mais soulevée par un souffle d'air, de la
neige vole, poudreuse, allège l'espace, aère la souffrance.
Parfois la
blessure semble se refermer -
cicatrise : quelques traces de sang restent, l'humeur noire se résorbe, la neige
fond. Le ciel s'emplit d'une aurore boréale.
Un autre
paysage est comme un champ volcanique dont la matière noire calcinée ferait
fondre la neige … Pourtant sous la couche blanchâtre, on devine des braises
roses…
Tel autre,
sous la fraîcheur azurée du ciel, est devenu mélange de chocolat noir et de
crème fouettée, l'onctueux de la crème adoucissant le corsé du chocolat...
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